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CORVETTE C4 ZR1 (390 cv) 1991 Modifications / Préparation Nyffenegger Aesch
PRODUCTION DE LA CHEVROLET CORVETTE ZR1
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
PERFORMANCES
Commentaire de "L'Automobile Sportive" - Mythe roulant.
Commentaire de "Automobile Sport & Prestige - Avril 1990 – P. Hazan":
Commentaire de " Performance Car - 1989"
Comparaison avec les meilleures voitures sportives atmosphériques, Corvette ZR1 1550 kg 390 cv 4,5 sec (0-100km/h)
MOTEUR General Motors, propriétaire de Chevrolet, décide, au milieu des années 80, d'un partenariat avec les motoristes de Lotus, reconnus unanimement pour leur savoir-faire. L'idée était de mettre au point une Corvette au sommet de la technologie et de l'ingénierie mécanique, un véritable porte-drapeau de la marque à travers le monde, tout en se montrant conforme aux normes de pollution et à la réputation de fiabilité des Corvette GM qui finit par racheter Lotus en 1986, décide de confier au département Engineering anglais la mise au point d'un tout nouveau moteur. Entièrement en aluminium, le nouveau moteur est baptisé LT5. L'ensemble bloc et culasses tout en alu, usiné chez Mercury Marine aux USA, conserve la même cylindrée que les anciennes Corvette mais le moteur a pris du volume, tout en perdant 40 Kg sur la balance (!), pour faire la place aux chemisages des cylindres. Celles-ci sont en alliage léger, traité au Nikasil, comme chez Porsche, garantissant un montage plus serré pour un meilleur rendement et une plus grande longévité. L'autre grande innovation de la ZR-1 est son système d'alimentation de type bi-mode totalement inédit. Chaque culasse à 16 soupapes dispose de 8 injecteurs et de 4 tubulures à 2 conduits de diamètres différents. Sur chaque cylindres, deux soupapes d'admission de diamètre différent sont activées indépendamment par un arbre à cames spécifique. A bas régime, en-dessous de 3500 tr/mn, le moteur fonctionne donc seulement avec l'un des 3 clapets du boitier papillon, les petites tubulures d'admission et la moitié des injecteurs qui envoient le mélange dans petites soupapes d'admission. On dispose alors de 200 ch environ au maximum. Ensuite, le gros V8 change de morphologie... On utilise alors le plus gros diamètre des tubulures, la totalité des injecteurs et toutes les soupapes ! Le small block libère alors pleinement la cavalerie de 390 chevaux DIN à 6000 tr/mn, avec un limiteur de régime à 7200 tr/mn, et plus de 530 Nm à 5200 tr/mn. Les reprises et accélérations sont particulièrement vigoureuses sur les 5 premiers rapports et la vitesse maxi mesurée à 290 km/h en dit long sur l'allonge du moteur.
Comme sur les moteurs multisoupapes de l'époque, on pourrait s'attendre à un creux de couple à mi-régime mais ici, il n'en est rien. C'est là que le système Lotus apparaît génial ! Le V8 pousse de façon linéaire, gardant sa souplesse typique à bas régime mais offrant en plus une rage à haut régime jamais vue auparavant ! Il grogne, il gronde, il rugit puis il chante et il hurle même : sauvage ! Sur la route, les autres voitures paraissent comme rester sur place lorsque vous réaccélérez... Album photo : |